Targe partie d'azur et aux couleurs de la Savoie surchargées en chef senestre d'une étoile d'azur soulignée d'or au chiffre «80 » d'or aussi et en pointe d'une étoile de la Légion d'Honneur surmontant des monts au naturel.
Sur le tout brochant épée d'argent gardée d'or accompagnée à dextre du grade et du nom en capitales d'or «CBA BULLE » surmontant un écusson aux armes du 7ème bataillon de chasseurs alpins.
Le tout timbré à dextre d'un plumet de candide et de gueule.
L'insigne de la promotion 2010-2013 de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui portera le nom du chef de bataillon Bulle, arbore une symbolique qui veut rappeler à la fois la vie militaire du parrain de promotion et les marques de son engagement pour la France de 1934 à 1944.
Ainsi, plusieurs éléments sont rassemblés sur un écu dont la forme rappelle celui de la Savoie, région dans laquelle Jean Bulle a servi dans plusieurs régiments alpins et s'est battu pendant les combats de la Seconde Guerre Mondiale et de la Libération.
L'écu est coupé en son milieu par une épée pointe dressée et garde en bas, emblème classique de l'officier.
A senestre, un fond bleu évoque la couleur traditionnelle des chasseurs alpins, porteurs du surnom de «diables bleus » depuis la Grande Guerre.
A dextre, un fond en demi croix de Savoie fait référence, outre aux combats de la bataille des Alpes, aux maquis du Beaufortin et de Tarentaise, dont Bulle incarnait l'esprit combattant.
Le Casoar des Saint-Cyriens fut arboré par Jean Bulle lors de sa scolarité à la Spéciale, entre 1934 et 1936.
La croix de chevalier de la Légion d'Honneur lui fut décernée au grade de lieutenant en reconnaissance de ses combats contre les Alpini au col de la Seigne et à la Tête de l'Enclave en juin 1940.
Ces mêmes combats sont évoqués dans la représentation stylisée des montagnes en bas à droite. Elles reflètent aussi le goût qu'avait Bulle pour l'alpinisme.
En pointe de la croix de Savoie est figurée l'étoile bleue des Sections d'éclaireurs-skieurs, dont Bulle était membre et chef. C'est cette section qu'il a commandé en tant que lieutenant. Elle est marquée du numéro du 80ème Bataillon Alpin de Forteresse en or, métal traditionnel de l'infanterie de montagne
A cette fin, voici le dossier du chef de bataillon Bulle envoyé au ministère de la Défense, légèrement modifié : s'il n'est pas exhaustif, il n'est pas non plus trop abrégé, pour que chacun en connaisse suffisamment sur notre parrain. Il n'y a de toute façon qu'en connaissant sa vie qu'on peut l'apprécier à sa juste mesure. J'espère que tout le monde y trouvera son content !
Enfin, l'insigne régimentaire du 7ème Bataillon de Chasseurs Alpins complète l'ensemble. Ce bataillon, encore installé au quartier Bulle de Bourg Saint-Maurice, fut recréé après la Libération avec les restes du «Bataillon Bulle » constitué de maquisards.
L'avers de l'insigne porte l'inscription «CBA BULLE » et le revers «Etre de ceux auxquels les hommes croient ».